Après l’interview du Lion de Rekem, Aujourd’hui le Maroc publie ce mercredi la vive réaction de l’ancien entraîneur de l’équipe nationale.
On savait que les propos d’Eric Gerets sur « la carrière ratée » des entraineurs marocains avaient été très mal accueillis. On apprend aujourd’hui que Badou Zaki fait résolument partie de ceux qui sont ulcérés par le comportement du coach des Lions.
Aujourd’hui le Maroc, qui avait publié vendredi la fameuse interview de Gerets, nous offre aujourd’hui la réaction sans concession de celui qui avait mené les Marocains en finale de la CAN 2004. Et Badou zaki n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, « Eric Gerets est une personne qui délire » et il est « le principal responsable des résultats catastrophiques dans la dernière CAN […] Il a tué le football national et il a même détruit le talent chez la jeune génération de professionnels qui ont participé à la CAN. »
Pour Badou Zaki, le Belge, en s’engageant à ramener la coupe, n’a « promis que des mensonges », et il s’est même "moqué des responsables marocains". Estimant que les entraineurs nationaux sont compétents, l’ancien coach revient sur son propre parcours à la tête des Lions, et explique que la seule erreur qu’il a commise est d’avoir "placé la barre haut sur le plan du travail et du résultat".
Concernant l’avenir, Badou Zaki concède qu’il n’a rien à proposer, mais que le Maroc « a du potentiel à tous les niveaux » : en matière d’infrastructures, mais aussi du point de vue du talent des joueurs, « prêts à défendre les couleurs nationales. » Désormais, il faut selon lui « mettre l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut. » Badou Zaki ne nous dit pas s’il a une idée sur l’identité de l’homme en question.
Le week-end dernier, tous les entraineurs marocains étaient montés au créneau, s’estimant humiliés par les paroles d’Eric Gerets. Ils ont tenu, lundi, une réunion d’urgence, au terme de laquelle ils ont demandé au sélectionneur national de confirmer ses propos et, s'il les reconnait, de présenter des excuses publiques; sinon de les démentir. Une rencontre avec le président de la FRMF est prévue pour bientôt. Le feuilleton ne fait que commencer.