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Vendredi 24 mai 2013

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Média - Revue de presse quotidienne du vendredi 13 avril 2012

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Revue de presse quotidienne du vendredi 13 avril 2012

Dans la presse aujourd'hui, une chasse auxs fantômes dans l'administration marocaine, un festival de coups de feu entre Berrechid et Casablanca et un flash back en noir et blanc avec Ben Bella et Hassan II.

Pour commencer une histoire d’ombres et de fantômes. Nous ne sommes pas dans un film d’épouvante mais dans l’administration marocaine. « Boulif s’attaque aux vieux démons de l’administration », à la une du Matin. Ça tombe à pic en ce vendredi 13, mais pas question de faire venir les Ghostbusters ; il s’agit simplement de pourchasser les employés fictifs de la fonction publique.

Selon le Matin, c’est un sujet récurrent, dont on a déjà entendu parler sous les gouvernements Youssoufi, Jettou et El Fassi. A chaque fois, le dossier remonte à la surface avant de disparaître. Mais cette fois c’est différent, d’après le journal, car le Ministre des affaires générales a donné un chiffre choc : selon lui l’administration compte pas moins de 90 000 emplois fictifs.

Si l’on imagine que chacun de ces faux fonctionnaires touche le minimum, le smic à 2100 dirhams, et bien cela signifie que l’Etat gaspille plus de 2,2 milliards de dirhams par an. C’est l’addition de tous les salaires versés à ces 90 000 personnes payées pour ne rien faire. Le Matin évoque une véritable « armée de fantômes », qui pourrait à elle seule remplir deux stades de foot. Najib Boulif estime que cela représente 12% du total des fonctionnaires marocains. « De quoi laisser pantois face à la gravité d’une telle situation. »

Seulement voilà, au sien de la majorité tout le monde n’est pas d’accord pour s’attaquer frontalement à ce problème. Après le buzz « agréments de transports », signé Aziz Rebbah, le buzz « fantômes de l’administration » de Najib Boulif ne convaint pas tout le monde. Certaines voix accusent les ministres PJD de la jouer perso et de ne penser qu’aux élections communales au lieu d’engager des réformes de fond.

Mais selon le Matin, cette histoire d’employés fictifs est une réalité, et les collectivités locales seraient les premiers viviers de fonctionnaires fantômes. A Casablanca, ils seraient 7000 sur les 26 000 employés que compte la commune. Des milliers d’ombres noires dans la ville blanche.

Dans les pages d’Aujourd’hui le Maroc, de vraies balles tirées par de vrais policiers. Festival de coups de feu en page 2 d’ALM, avec deux articles, l’un au dessus de l’autre. Le premier article nous amène à Berrechid, où des membres de la police ont du utiliser leurs armes de service pour, nous dit-on, « anéantir » des agresseurs. Anéantir, c’est un peu fort, parce que les agresseurs n’ont pas été tués mais mis hors d’état de nuire.

Le journal reprend une dépêche de la MAP qui raconte comment un groupe d’individus, équipés d’armes blanches et de bombes lacrymogènes, ont cherché à s’en prendre aux éléments des forces de l’ordre. L’un des policiers ayant été « gravement blessé », un autre a tiré en l’air pour dissuader les mis en cause de continuer leurs méfaits… Et puis il a fini par tirer une balle dans la cuisse de l’un des agresseurs.

La cuisse à Berrechid donc, et à Casablanca, c’est à l’épaule gauche qu’un marchant ambulant de Derb Soltane a été blessé après avoir reçu une balle perdue. Une balle tirée par un policier qui voulait, à la base, effectuer un tir de sommation contre un homme armé d’un couteau qui menaçait les badauds. Un témoin évoque « une véritable scène hollywoodienne ».  Espérons quand même que le Maroc ne soit pas en train de se transformer en Far West.

Pour finir, on part en Algérie : « Ben Bella, l’homme du clan d’Oujda. » C’est aujourd’hui que seront organisées à Alger les funérailles d’Ahmed Ben Bella, décédé mercredi à l’âge de 96 ans. Le Soir dresse le portrait, sur une page, de celui qui fut le premier président de l’Algérie indépendante, de 1962 à 1965.  Le journal nous rappelle que Ben Bella était né de parents marocains originaires de Sidi Rahal, près d’El Jadida.

Pour accompagner son article, le Soir publie trois photos, dont une photo d’archive prise le 22 octobre 1956, sur le tarmac de l’aéroport de Rabat. On y voit Ben Bella et les quatres autres leaders du FLN à l’époque : Mohamed Khider, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Mostefa Lacheraf. Au milieu de ce beau monde, un autre homme : c’est Hassan II, qui était alors prince héritier, habillé en uniforme militaire. Una arrêt sur image au fil de l’histoire, quand le Maroc et l’Algérie étaient côte à côte. 

Nathalie Michet

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