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Jeudi 17 mai 2012

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Média - Revue de presse quotidienne du mercredi 22 février 2012

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Revue de presse quotidienne du mercredi 22 février 2012

Dans la presse aujourd'hui, le siège de l'OFPPT pris d'assaut, les buveurs sous surveillance et la réplique de Badou Zaki à Eric Gerets.

Dans les pages du Matin, un nouveau passage en force dans un bâtiment officiel. Après l’occupation d’un immeuble de l’éducation nationale il y a un mois, à Rabat, c’est le siège de l’OFPPT, à Casablanca, qui a été envahi hier. Le Matin y consacre un reportage.

« Une centaine de personnes ont pris d’assaut les bureaux de l’OFPPT, à Aïn Borja. Armées de bâtons, de matraques et de barres de fer, elles sont entrées de force dans les locaux de la direction générale. Elles ont attaqué les agents de sécurité, leur ont arraché les clés avant de les expulser. Une fois à l’intérieur, les intrus ont chassé sous la menace les femmes de ménage et une vingtaine d’employés. » Selon le journal, les grévistes qui ont envahi le siège sont affiliés à l’UGTM: "Sur le toit, les occupants déploient une banderole demandant la réintégration de leur secrétaire général."

« Pour rappel, écrit la journaliste, les formateurs de l’OFPPT ont entamé une grève de plusieurs mois. Ils réclament leur intégration au sein de l’office. » Après un long débrayage, la direction leur a promis les mêmes conditions de travail que les permanents, en échange d’un bilan de compétences. Certains ont accepté, d’autres pas. Les réfractaires réclament l’intégration immédiate. Chose impossible pour l’OFPPT. En attendant, selon le Matin, trois agents de sécurité seraient retenu en otage à l’intérieur du bâtiment.

A la une de l’Economiste, on parle alcool. « Buveurs, on vous surveille ! » En photo, gros plan sur une chope de bière. Le journal revient sur l’arrestation récente d’un propriétaire de bar, et se demande s’il faut redouter la prohibition.

D’abord, petit rappel de la loi : « Il est interdit à tout exploitant d’un établissement soumis à licence de vendre ou d’offrir gratuitement des boissons alcooliques ou alcoolisées à des Marocains musulmans. » Pour être précis, c’est l’article 28 d’un arrêté du cabinet royal datant de1967. « Pourtant, commente le politologue Mohammed Darif, ce texte est en quelque sorte tombé en désuétude du fait de sa non application. » Mais voilà, selon l’Economiste, cette « épée de Damoclès peut être activée à tout moment ».

« La décision, vendredi, du tribunal de 1ère instance de Casablanca d’ordonner la misse sous dépôt du propriétaire du bar « Oscar » va conforter, selon le journal, la position des sceptiques. » Dans cette affaire, tout est parti d’une altercation entre trois clients.

Certaines voix dénoncent une atteinte aux libertés individuelles et collectives. Pour Mohammed Darif, toutefois, l’argument de l’inconstitutionnalité ne tient pas. Il rappelle que selon la constitution, le Maroc « est un Etat musulman souverain » et même que « L’Islam est la religion de l’Etat. »

Mais pour l’avocat Rachid Diouri ce n’est pas tout : « Soyons sérieux, dit-il. L’écrasante majorité des clients sont des Marocains, a priori musulmans, tout le monde le sait. Cette réglementation est déconnectée de la réalité. Si on voulait l’appliquer de façon juste, il faudrait fermer tous les bars, hôtels et restaurants du royaume. »

Sans oublier l’aspect financier : l’alcool, selon l’Economiste, rapporte des centaines de millions de dirhams aux caisses de l’Etat. Pour le journal, quoi qu’il en soit le lien entre le PJD et la réactivation du texte n’est pas prouvé. Le Ministre de la justice, interrogé par le journal, explique : « dès que la vente d’alcool aux musulmans aboutit à un crime, les sanctions peuvent être applicables. » Pour les propriétaires de bar, mieux vaut donc éviter les bagarres.

Après l’interview choc d’Eric Gerets, Aujourd’hui le Maroc nous offre la suite du feuilleton « Lions de l’Atlas. »  Et ça vaut le détour. Après le pied de nez de Gerets aux critiques de tous bords, et ses propos sur « la carrière ratée » des entraineurs nationaux, ALM nous sert sur un plateau la réaction de Badou Zaki.  Accrochez vous, ça balance !

« Eric Gerets est une personne qui délire. Je n’arrive pas à comprendre de quel droit il ose dire ça des entraineurs. Les entraineurs nationaux sont compétents. Je n’ai pas besoin de Gerets pour me montrer mes erreurs. L’unique faute que j’ai commise c’est que j’ai placé la barre très haut sur le plan du travail et des résultats. » Ça c’est juste l’échauffement ; le plat principal est encore plus savoureux.

Pour Badou Zaki,  « Eric Gerets est le premier responsable des résultats catastrophiques de l’équipe nationale dans la dernière CAN […] Il a tué le football national. Et il a même détruit le talent chez la jeune génération de joueurs professionnels. » L’ancien entraineur national juge que le Lion de Rekem n’a pas tenu sa promesse, et qu’il n’a promis d’ailleurs « que des mensonges. »  Pour Badou Zaki, Gerets s’est même moqué des responsables marocains.

Pour conclure, cerise sur le gâteau : l’homme fort de la CAN 2004 déclare « qu’il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. » Est-ce que Badou Zaki se voit lui-même en homme providentiel ? ALM, malheureusement, ne lui a pas posé la question.

Nathalie Michet

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