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Lundi 20 mai 2013

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Média - Revue de presse quotidienne du lundi16 avril 2012

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Revue de presse quotidienne du lundi16 avril 2012

Dans la presse aujourd'hui, "vandales et voyous" au stade Mohammed V, manifestation contre "l'Alzheimer volontaire" des années de plomb et promenade dans les librairies casaouies.

On commence avec les violences de samedi au stade Mohammed V de Casablanca. C’était lors du match entre le WAC et l’AS FAR. Comme souvent, c’est la presse politique qui s’empare du sujet. « Une fois encore, une fois de trop. Les voyous du stade ont sévi », écrit Libération, qui titre : « Foot barbare. »

« Jets de pierre, dégradation des biens publics, violence à l’arme blanche, invasion du terrain…toute la panoplie du parfait vandale était de mise », selon le journaliste.  Malgré un match sans grand enjeu, et un public peu affluent, écrit Mohamed Jaouad Kanabi, « la fête a tout de même été gâchée […] Après une première période insipide et ennuyeuse à souhait, les téléspectateurs de la 2ème chaine allaient découvrir l’impensable. »

Le journal de l’USFP dénonce « une violence gratuite, spécifique à Casablanca. »  Libération va jusqu’à suggérer, tout simplement, de fermer les stades « pour nous débarrasser d’un football devenu de plus en plus immonde. »

Les violences de samedi font aussi la une d’Al Bayane : « Irréductibles casseurs. » En photo, un policier désemparé, armé de son seul talkie walkie, au milieu des casseurs. Des sièges arrachés et largués sur la pelouse, des jets de pierre, des ambulances saccagées… Le journal du PPS épingle « un constat hallucinant. »

Pour l’Opinion, face à ces actes de vandalismes condamnables, « le mal doit être extirpé à la source. » « Pourquoi cette hystérie collective », s’interroge le journal de l’Istiqlal.  S’agit-il d’un « simple défoulement » ou de la traduction d’une véritable « haine sociale et d’une fracture née de plusieurs frustrations socio-économiques » ?

Pour l’Opinion, les auteurs de ces violences sont des jeunes sans repère, qui ne retiennent de la Constitution que leurs droits, et pas leurs devoirs.  Des jeunes « mal encadrés et livrés à eux même, qui tombent facilement dans le piège de la drogue et deviennent dépendants. »

Dans les pages du Soir, une manifestation organisée hier à Rabat. « Années de plomb : un Alzheimer volontaire ? », s’interroge le Soir. C’est en tout cas ce que dénonce le FMVJ, le Forum marocain vérité et justice, qui accuse le gouvernement Benkirane de laisser trainer la réintégration professionnelle des anciens détenus politiques.

Selon les associations de droits humains, qui ont fait l’observation et le suivi des années de plomb, il y aurait en tout 21 000 dossiers sur la table, et un peu plus d’un millier seraient complets, prêts à être traités.  Mais selon le président du FMVJ, Mustapha Manouzi, « le gouvernement n’en fait pas du tout une priorité et c’est complètement injuste. » Certes, dans l’enseignement l’intégration professionnelle se fait petit à petit, mais dans les autres secteurs, selon Manouzi, ça ne progresse pas du tout.

Pour faire réagir le gouvernement, le forum prévoit de nouvelles actions. Le 17 mai prochain, lendemain de l’anniversaire de la fondation de la DGSN, le 16 mai 1956, une conférence sera organisée sur « la bonne gouvernance sécuritaire. » Une initiative destinée à empêcher « l’amnésie gouvernementale. »

Avec le Matin nous partons faire un tour dans les librairies de Casablanca. Le journaliste s’est posé une question simple : «  combien la ville blanche compte-t-elle de librairies ? » La réponse est complexe, car ce chiffre est à géométrie variable. Rachid Bennani, le président de l’union des associations des libraires du Maroc explique que le nombre de librairies à Casablanca « varie entre 60 et 600 », en fonction des périodes de l’année. Au moment de la rentrée scolaire par exemple, l’offre se multiplie, mais une fois passée ce pic de demande, certaines librairies n’hésitent pas à fermer.

Cela veut-il dire que les Marocains ne lisent pas ? « Non », répond Khadija El Basri, qui gère la Librairie de France. Selon elle, on voit moins les Marocains lire que les Européens parce que lire dans les espaces publics, ici, n’est pas facile : « dans le bus on pense d’abord à trouver une place et dans les parcs et jardins, plutôt rares, les bancs sont généralement squattés par les SDF. » Mais elle assure que les livres se vendent bien. Pareil au Carrefour des livres, installé depuis 30 ans dans le Maarif : « Si nos concitoyens ne lisaient pas, explique le gérant, on n’existerait pas depuis si longtemps. »

Quoi qu’il en soit, le déficit de lecture "pour le plaisir" existe bien, car les librairies vendent surtout des manuels scolaires. Pour les libraires, la faute aux maisons d’édition, qui radinent sur la promotion et le marketing autour des sorties littéraires marocaines.

On ne le répètera jamais assez : lisons !

Nathalie Michet

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